Delfine Huot nous parle de la zéolite

Aujourd’hui je vous présente Delfine Huot, une jeune femme qui nous parle de zéolite avec une approche et une démarche originale. Il s’agit de Delfine Huot. Vous pouvez retrouver Delfine sur son site ici.

Cet article est un complément du podcast que j’ai réalisé avec Delfine et que vous pouvez retrouver en cliquant sur ce lien.

 

Delfine Huot
Delfine Huot

 

 

 

Transcription

 

Kristine Jouaux : Delfine, je suis très contente de te recevoir aujourd’hui.

 

Delfine Huot : Avec grande joie ! C’est super !

 

Kristine Jouaux : C’est parfait ! Est-ce que tu veux commencer par nous parler peut-être un petit peu de toi déjà. Qui tu es ? Comment tu as découvert la zéolite ? De quoi tu vas nous parler aujourd’hui ?

 

Delfine Huot : Oui, bien sûr ! De quoi je veux parler ? C’est évident. J’ai très envie de partager cette aventure avec la zéolite. Qui je suis ? Mon parcours, on a tous des parcours de vie extraordinaire. Effectivement, ça fait une dizaine d’années que je travaille avec des matières naturelles pour les particuliers.

J’ai fait une formation liée au patrimoine bâti, donc autour du décor puisque ma formation est celle que donne l’école d’Avignon en peintre en décor du patrimoine. En fait dans cette école, j’ai appris beaucoup de recettes. J’adore faire la cuisine sûrement. Ces recettes m’ont apporté toute une palette de possibilités à faire avec la matière, qui m’ont fasciné et qui me fascinent encore aujourd’hui en fait. Je crois que c’est certainement ça qui m’a amené à faire l’expérimentation de pourquoi pas mettre de la zéolite dans un enduit.

 

Kristine Jouaux : Bien sûr ! Juste pour les auditeurs, je précise que tes recettes ne sont pas des recettes culinaires. Voilà ! On n’est pas sur un blog de recettes pour midi.

 

Delfine Huot : Quoi que tout ce que j’utilise, on peut le manger. Mais tu as raison de le préciser.

 

Kristine Jouaux : Oui c’est sûr ! En plus, tu t’es aussi soignée avec la zéolite. Donc, tu l’as quand même ingérée aussi.

Mais les recettes dont tu nous parles, ce sont des recettes plus de…

 

Delfine Huot : De peinture et d’enduit. C’est vrai que c’est important pour moi de le souligner parce que quand pour tous dans ma vie, j’aime partir de la matière brute en fait. Donc même pour la cuisine, ça ne me viendrait pas à l’idée d’acheter un produit tout près. Pour la même raison, cela ne m’est pas venu à l’idée d’acheter un produit tout prêt à l’emploi. Je n’ai pas été dans un cursus et dans un processus de peintre ou d’applicateur, mais de fabricant. Donc, ça fait vraiment partie de ma spécificité et de mon parcours. Je suis loin d’être unique, mais en tout cas pour moi, c’est ça qui est important.

J’ai donc pris la matière brute qui était la terre particulièrement. Enfin à mes tous débuts, c’était la chaux. J’étais passionnée de la chaux qui est une matière merveilleuse, qui est le calcaire dont regorge le sol de tous les pays du monde et de l’argile ; très souvent allier les deux ensembles.

Je suis Delfine Huot. Je vis dans la campagne et j’aime la nature. Certainement que cette chose-là fait partie de moi et donne la place à comment je vis, aux choix que j’ai faits dans ma vie et m’accompagne.

 

Kristine Jouaux : Bien sûr ! Il n’y a pas de hasard, je pense. Donc, si tu t’es intéressé à la nature, c’est que c’était quelque chose d’important pour toi.

 

Delfine Huot : C’est ça ! Alors, j’ai un parcours, j’ai commencé par être comédienne parce que depuis que j’étais petite, je rêvais d’être actrice. Ça a toujours été et je l’ai fait. J’ai commencé, j’avais 18 ans jusqu’à 32 ans. C’est un premier métier qui m’a lié aux émotions et aux autres, je pense, déjà d’être comédienne de théâtre professionnel, à travailler du texte, la parole. C’est donc aussi une autre matière.

Puis un besoin de gros changement s’est opéré et je suis partie avec deux filles en Inde, comme beaucoup de personnes le font quand elles ont besoin de se retrouver, un petit peu perdu. On est parti en voyage pendant deux mois.

Pendant ces deux mois, je savais que j’allais trouver, le théâtre avait tellement pris toute la place que j’étais dans une chasse, je ne savais pas du tout qu’est-ce que j’allais faire de moi.

J’ai trouvé, il y avait deux choses qui me passionnait, le corps humain et le bâti. Déjà à ce moment-là les deux choses.

 

Kristine Jouaux : …

 

Delfine Huot : J’ai donc commencé une formation liée au corps humain, une formation de somatophatie en Ardèche, avec Pierre-Camille VERNET.

Puis mes filles étaient petites, je sentais que ce n’était peut-être pas le moment, en tout cas la vie me l’a fait comprendre et j’ai présenté le concours de l’école d’Avignon qui est un centre de ressources et réhabilitation du patrimoine bâti, qui est la seule école de France a donné un diplôme de peintre en décor du patrimoine, un peu comme ça. Mais, c’est une formation qui offre beaucoup de possibilités et qui apporte une grande palette d’outils, on va dire.

J’ai fait ça un an et du coup j’ai abandonné mon école de somatophatie et j’ai fait le métier de peintre en décor du patrimoine pendant 10 ans. Ça fait 10 ans maintenant puisque je suis sortie diplômée en 2009. Donc, ça va faire 10 ans cette année. Et il y a 7 ans, mon corps s’est mis à parler de façon abrupte.

 

Kristine Jouaux : C’est ça ! Je pense qu’il y a eu ce déclenchement en 2012 où tu avais eu des soucis de santé.

 

Delfine Huot : C’est ça ! J’ai eu une petite cellule cancéreuse dans mon sein qui s’est présenté à moi et qui a été, comme très souvent un rappelle en fait sur un besoin de se recentrer sur l’essentiel, sur s’ajuster avec sa propre existence et sur la simplicité de la vie, à la fois la possibilité qu’elle s’arrête à tout instant. Donc, ça a réaligné beaucoup de choses.

 

Kristine Jouaux : Je fais une petite parenthèse, excuse-moi je te coupe, donc en fait c’est cette cellule cancéreuse, ce problème de santé qui s’est présenté à toi et tu l’as vécu comme un rappel à l’ordre, un petit peu non, comme un rappel à quelque chose, à de voir se réaligner à l’essentiel peut-être.

 

Delfine Huot : Ah oui ! Complètement ! Sur le coup, bien sûr, j’ai eu des peurs tout de suite parce qu’on nous présente les choses en occident d’une façon tellement tout de suite, comment dire…

 

Kristine Jouaux : Dans la peur, bien sûr.

 

Delfine Huot : Dans la peur au lieu d’accueillir une pathologie quelle qu’elle soit, comme quelque chose qui est juste là pour peut-être voir les choses autrement et en tout cas être dans un autre mouvement. Oui, c’est vraiment cette sensation d’alignement pour moi.

Alors au début, je voulais comprendre parce que je suis quelqu’un qui cherche toujours. J’ai toujours été accompagné par des thérapeutes extraordinaires. Donc, j’ai toujours été quand même en lien depuis tout petit avec le fait que quand il y a des ondes qui apparaissent, ce n’est certainement pas pour rien. J’ai donc été tout de suite dans une démarche de comprendre pourquoi c’était là.

Mais du coup, la contrepartie de ça, c’est que je n’ai pas était en lien avec ma douleur et ma tristesse de perdre ce sein puisqu’il a fallu que je le perde en partie, mais en fait j’ai compris par la suite qu’on ne perd rien, que tout se transforme et qu’on ne perd absolument rien. Donc voilà, il y a eu cette chose-là et la matière est venue tout de suite.

Quand je parle de matière, c’est-à-dire c’est vrai que le métier de peintre m’a quand même énormément aidé, mais j’ai eu besoin de réaligner et de comprendre le corps humain et c’est là que mon besoin de formation est revenu puissance dix mille et que je suis repartie donc dans une formation de thérapie manuelle et ça fait donc 4 ans. Là, je prépare mon diplôme pour le mois de juin. Donc, je suis dans cette inactivité qui me correspond totalement et je n’ai pas envie d’en lâcher une pour n’en faire qu’une seule. J’ai trouvé mon équilibre au milieu de ces deux activités-là qui, à mes yeux, prennent sens, mais alors étonnamment, clairement.

 

Kristine Jouaux : C’est magnifique ! Superbe ! Est-ce que tu vas nous parler de ces deux activités ?

 

Delfine Huot : Oui ! Je veux bien. Je pense que ça peut intéresser toutes les personnes qui visitent ton blog parce que, pour moi, les deux activités ont comme dénominateur commun, le soin, le soin justement dans le sens équilibre.

L’homéostasie de notre organisme, c’est l’équilibre. La santé, c’est l’équilibre. La santé, ce n’est pas d’être toujours dans le même état. C’est de trouver son équilibre entre un état haut et un état bas, sans aucun jugement entre le haut et le bas.

Le soin, c’est l’expérience des dix années de travail dans le bâti à transformer les intérieurs des maisons des personnes chez qui j’intervenais, d’amener des matières naturelles, de l’argile, de la chaux, des fibres végétales et de l’amour aussi beaucoup parce que c’est un métier qui me passionne. Je pense aussi que toute l’information que je déposais dans ces matières-là, on fait une espèce d’alchimie et je me suis rendu compte que cela apportait beaucoup de bien-être aux personnes.

Parallèlement à cela, curieusement on voit aujourd’hui que tous les magazines regorgent de comment avoir un habitat sain ; quelles sont toutes ces matières qui ne nous font pas du bien ?

 

Kristine Jouaux : Eh oui parce qu’il y a une sorte de prise de conscience, de l’importance du mode de vie et de l’environnement sur notre santé, en fait. C’est ça l’essentiel.

 

Delfine Huot : C’est ça. De toute façon, il y a un éveil à tous les niveaux, il y a un éveil universel.

 

Kristine Jouaux : On est d’accord là-dessus et tant mieux.

 

Delfine Huot : Donc, cela touche tout et c’est tant mieux. Ce n’est pas toujours simple, mais bien évidemment que c’est tant mieux. Et c’est vrai que le lien entre l’habitat, enfin il est temps aussi que les êtres reprennent possession de leur habitat en fait parce que de par mon parcours de peintre en décor, j’ai donc eu des cours d’histoire de l’art, d’histoire du bâti. En fait, l’être humain a toujours eu besoin de mettre de la beauté autour de son bâti, d’être à la fois protéger et à la fois d’être dans un lieu qui soit où il amène des matières décoratives puisqu’on a des…

 

Kristine Jouaux : L’esthétique est importante.

 

Delfine Huot : Voilà ! L’esthétique dans le sens noble, l’esthétique dans le sens d’honorer, d’honorer et le côté sacré aussi. Dans toutes les ethnies, on le retrouve. Dans toutes les civilisations, on le retrouve. Enfin, l’homme a vraiment besoin de ça. Et c’est vrai que les deux derniers siècles-là, on s’est un petit peu laissé manger par un autre fonctionnement et on s’est perdus à tous les niveaux.

Donc voilà, le bâti et le fait de me rendre compte que toutes ces matières faisaient vraiment du bien m’a interpellé, m’a vraiment interpellé. Et comme ma vie m’a amené à avoir un besoin viscéral de comprendre comment le corps humain fonctionnait et que je suis donc partie dans une formation de thérapie manuelle basée sur l’ostéopathie de monsieur POYER qui était un ostéopathe dans les années 60, 70, je dirais, ces deux vies se sont vraiment… Le puzzle, c’est assemblé de façon…

 

Kristine Jouaux : Ça s’est mis en place, oui.

 

Delfine Huot : Ça s’est mis en place tout seul sans que ça passe par ma case cerveaux.

 

Kristine Jouaux : Exactement !

 

Delfine Huot : Donc quand les choses se présentent comme ça…

 

Kristine Jouaux : Elles s’imposent à toi.

 

Delfine Huot : Voilà ! Elles s’imposent.

 

Kristine Jouaux : Les choses, elles se font quand elles doivent se faire de toutes les manières.

 

Delfine Huot : C’est ça ! Mais dès qu’on s’ajuste, tout est venu effectivement du moment où en 2012, j’ai commencé à me rassembler et à me réajuster. Effectivement après, il faut du temps. On est en 2019, il y a sept ans déjà, mais les choses sont encore en mouvement et la zéolite vient d’arriver.

 

Kristine Jouaux : La vie, c’est le mouvement et le mouvement c’est la vie. Heureusement que tout est en mouvement et que ça dure le plus longtemps possible. Si c’était figé, il n’y a que la mort qui fige les choses. Donc, il y a une évolution.

 

Delfine Huot : Et encore !

 

Kristine Jouaux : Et encore ! Oui ! C’est un autre débat Delfine.

 

Delfine Huot : Ce sera un autre sujet.

 

Kristine Jouaux : Ce sera un autre sujet, mais bon c’est vrai que, je rebondissais sur le fait que tu disais que c’était en mouvement et ça me semble tout à fait normal et bénéfique. De toute manière, c’est comme ça que ça doit être. Donc tout ça, ça t’a ramené justement à la zéolite. Tu venais de prononcer le mot zéolite.

 

Delfine Huot : Elle est venue. La zéolite, justement, j’ai connu la zéolite comme complément alimentaire que la plupart des personnes connaissent, enfin la plupart. Ce n’est pas du tout un complément alimentaire très connu, mais certains le connaissent.

 

Kristine Jouaux : Quand on s’y intéresse. Voilà !

 

Delfine Huot : Voilà ! Puis quand même depuis une dizaine d’années, on commence à en parler de plus en plus. Donc, la zéolite c’est une matière très intéressante. Je peux peut-être rappeler ce que c’est. C’est une terre volcanique, une roche, entre la terre et la roche, sédimentée, qui a des propriétés extrêmement passionnantes, qui est utilisée dans beaucoup de domaines déjà depuis, on va dire, les années 50.

Il y a des gisements naturels. Il y en a eu beaucoup aux États-Unis. Je ne sais pas s’ils sont encore en exploitation. Moi, celle que j’achète vient d’Europe de l’Est. Curieusement, ce sont les Asiatiques qui utilisent la zéolite pour le bâtiment.

Ça, je l’ai su quand j’ai déposé mon brevet et que j’en ai fait des recherches pour savoir s’il y avait déjà des brevets déposés. Donc, ce sont les Japonais, Coréens et Chinois qu’ils l’utilisent. Ils n’ont pas déposé de brevet concernant un enduit de finition, comme je l’ai fait.

 

Kristine Jouaux : Tu as déposé un brevet quand même. Ah oui !

 

Delfine Huot : Oui ! J’ai déposé un brevet.

 

Kristine Jouaux : Très bien !

 

Delfine Huot : En mois de novembre parce que j’en ai eu besoin. Au départ, je me suis vraiment posé la question de savoir si c’était uniquement pour mon ego, mon besoin de reconnaissance parce que l’ego, il est là. Il faut parfois le nourrir aussi tant qu’il ne prend pas le dessus. Mais, je crois que j’avais aussi un besoin de légitimité et que pour moi déposer le brevet c’était pouvoir – alors que finalement, c’est vrai qu’il n’y a aucune obligation de déposer un brevet pour pouvoir parler d’une chose qu’on a expérimenté.

 

Kristine Jouaux : Mais peut-être, pour toi, c’était une reconnaissance, peut-être une légitimité ou tu en avais besoin.

 

Delfine Huot : C’est ça ! J’en avais besoin, donc je l’ai fait. D’ailleurs, je suis dans l’attente parce qu’il faut un an pour qu’il soit accordé ou non. Mais en tout cas, il est déposé. Donc du coup, je peux vraiment parler de cet enduit. C’est pour ça que je l’ai déposé avant de faire le congrès de l’IPSN.

 

Kristine Jouaux : C’est une bonne chose que tu l’aies fait même si ça va prendre du temps. C’est bien.

 

Delfine Huot : Oui ! En tout cas, pour moi, j’étais très heureuse de le faire. Quand les choses nous mettent en joie, c’est qu’elles sont à faire.

 

Kristine Jouaux : Voilà ! C’était juste.

 

Delfine Huot : C’est qu’elles sont justes. Donc la zéolite, j’ai commencé à expérimenter avec des enduits parce que mon compagnon travaillait dans les cohabitats. Il m’entendait parler de zéolite constamment et il m’a dit : « mais qu’est-ce que tu attends pour en mettre dans tes enduits. » Je me suis dit : « oui en fait, qu’est-ce que j’attends, pourquoi pas. »

Je me suis renseignée. Mais, c’est vrai qu’entre une petite capsule qu’on ingère à trois fois par jour…

 

Kristine Jouaux : Puis badigeonner les murs. Les quantités ne sont pas les mêmes. En plus, c’est quelque chose qui est un petit peu onéreux. Donc, on ne met pas ça sur les murs, comme ça, comme on mettrait de l’argile. On ne tartine pas ça comme ça. Donc, tu as commencé par t’en procurer, en plus grande quantité, je crois.

 

Delfine Huot : Oui, j’ai commencé à chercher, où est-ce que je peux en trouvait déjà. À l’époque en France, il y avait seulement deux fournisseurs qui vendaient de la zéolite, un en Alsace et un heureusement dans le Sud Est.

 

Kristine Jouaux : Comme tu es du Sud aussi, pas très loin de chez toi.

 

Delfine Huot : Voilà ! À Montpellier. Donc, je suis allé me chercher mes quatre sacs. La dame m’a regardé avec beaucoup d’interrogations et elle m’a parlé du patron de cette entreprise qui était vraiment un homme passionné par la zéolite, qui en consommait depuis de nombreuses années et qui gardait la jouvence. Il était vraiment passionné de la zéolite. D’ailleurs, je vais le contacter pour lui dire que j’ai fait ça, si ça l’intéresse.

 

Kristine Jouaux : Bien sûr que ça va l’intéresser.

 

Delfine Huot : Ouais, il y a de grandes chances. Et j’ai proposé à mon ami et thérapeute ostéopathe somatophate, dis-moi : est-ce que tu seras intéressé que je fasse l’expérience de faire ton cabinet avec cette matière. Pas tout de suite, tout de suite j’ai fait des essais sur des petits échantillons. Et tout de suite, j’ai vu qu’elles réagissaient très bien et qu’en fait j’en ai mis dans mon atelier. C’était comme de l’argile.

Tout mon savoir, mon expérience et mon expérimentation de toutes ces matières qui sont la chaux, l’argile qu’on utilise avec tellement de faciliter depuis des millénaires, ça a été une évidence de mettre la zéolite à la place. Dans mon enduit, je mets de l’argile tout de même pour faire le liant supplémentaire puisque la zéolite est à la fois liant, à la fois roche. Mais, ça a été super.

 

Kristine Jouaux : Le rendu a été très bien finalement. La thérapeute chez qui tu as mis ta zéolite sur ses murs, ça a été une très belle expérience si j’ai bien compris.

 

Delfine Huot : Ça a été une super expérience. On l’a fait toutes les deux en plus. On a pris trois jours. On a amené beaucoup dans cette matière. L’idée de le proposer à des thérapeutes par contre ça m’est venu, c’est une information qui m’est venue alors que j’étais sur une table de soin en train de recevoir un soin. J’ai vraiment senti le besoin qu’il fallait que cette matière je la pose dans ces endroits-là pour l’instant.

Donc voilà, je l’ai proposé et je l’ai fait dans les deux endroits au départ qui m’était cher, les deux endroits où je recevais des soins moi depuis des années avec des êtres vraiment que j’aimais profondément. On a fait l’expérience et ça a été extrêmement positif. Ce qui était très intéressant.

Le premier enduit que j’ai fait, Odile travaille dans ce cabinet depuis 20 ans. Donc, elle connaît très bien son environnement et elle a pu absolument immédiatement ressentir les différences en fait. Ce qui est intéressant aussi, c’est qu’elle partage son cabinet avec trois autres personnes qui de temps en temps viennent aussi travailler dans cet espace, que je ne connais pas et à qui j’ai demandé de noter s’ils sentaient quelque chose ou pas. Ils ont eu les mêmes sensations. Donc voilà, les sensations d’être plus centré, d’être beaucoup moins fatigué. Ça, c’est la première chose.

C’est qu’en fin de journée, ils sont beaucoup moins fatigués qu’avant.

 

Kristine Jouaux : Tu as donc eu le témoignage de quatre personnes, si je comprends bien. Ton amie Odile et les trois autres.

 

Delfine Huot : Oui ! Sur ce cabinet. Mais après, il y a eu les patients. Certains qui ont tout de suite senti : « mais qu’est-ce que vous avez fait. » Ensuite, j’ai fait un autre cabinet d’une naturopathe qui travaille par le massage, donc aussi par le toucher, sur Aix en Provence. C’est dans cet espace-là que j’avais vraiment reçu cette information que c’est ici qu’il faut que je le fasse. Mais là, c’était un très grand espace, mais on a mis un peu plus longtemps. On l’a fait l’année suivante. Mais, on l’a fait et là ça a été intéressant aussi. Le retour très intéressant puisqu’elle a même été voir, elle voyait un ostéopathe qui lui a dit : « vous avez changé quelque chose dans votre environnement professionnel. »

 

Kristine Jouaux : Alors là, c’est plus sain.

 

Delfine Huot : C’est quelque chose qu’on porte.

 

Kristine Jouaux : D’ailleurs, j’en ai moi-même fait l’expérience aussi avec le petit cabinet que tu avais installé lors du congrès de l’IPSN à Marseille. C’est d’ailleurs là où je t’ai rencontrée et c’est vrai que j’ai pu le tester aussi. Bon, c’était dans des conditions un peu rapidement, pas des conditions optimales, mais ça permettait de tester pour les gens qui étaient de passage ce jour-là à Marseille. C’était très intéressant.

 

Delfine Huot : C’était à la fois pas optimal parce que dans un espace tellement bruyant d’un congrès, dans un centre de congrès, un espace qui n’est pas du tout… Et en même temps, ça amenait aussi de la facilité parce que dès qu’on rentrait dans cette petite cahute, on s’est senti quand même…

 

Kristine Jouaux : Ça nous mettait comme dans une bulle.

 

Delfine Huot : Enfin toutes les personnes qui sont rentrées ont senti immédiatement ce rapport-là.

 

Kristine Jouaux : Oui ! Je l’ai bien senti, malgré le bruit et l’ambiance où on était très nombreux au congrès. Mais malgré tout, on se sentait comme dans une bulle, un petit peu. J’allais rebondir et te demander, vas-y, je crois que c’est ce que tu allais dire ce qui t’intéresse maintenant de faire et de partager.

 

Delfine Huot : Ce qui m’intéresse avec cette matière, c’est vraiment, alors aujourd’hui oui de la partager. C’est pour ça que je te remercie vraiment beaucoup de m’offrir cette possibilité-là avec les personnes qui vont aller sur ton sublime blog puis de pouvoir aller en parler. C’est pour ça que j’ai fait le congrès à l’IPSN où j’ai été aussi super bien accueillie.

J’ai vraiment envie, j’ai vraiment cet élan-là de parler de cette matière à qui voudra bien l’entendre.

 

Kristine Jouaux : Oui bien sûr ! D’ailleurs en dessous de ce podcast, je mettrai les liens vers ton blog, tes coordonnés et tout ça, bien entendu, pour qu’on puisse te retrouver.

 

Delfine Huot : Oui me contacter que ce soit pour aller parler dans les écoles d’architecture – ça, je vais certainement le faire, j’ai des contacts pour ça, – que ce soit pour des particuliers qui sont intéressés, pour des thérapeutes qui sont intéressés, pour aller dans des associations. Enfin quelles que soient les espaces, pas forcément pour aller appliquer mon enduit, mais au moins d’en parler et d’en parler à des professionnels, à des gens qui pourront s’emparer eux-mêmes de cet enduit, d’en fabriquer et d’en faire.

Parce que c’est quand même un enduit qui est vraiment intéressant. Il a un potentiel vraiment intéressant en Asie. Donc, ils font des plaques de placoplatre pour faire les cloisons intérieures des maisons avec de la zéolite.

Dans les propriétés, il est bien de noter, donc moi j’étais dans un état quand j’ai vu ça parce que je ne le savais pas en amont et c’est parce qu’on a cherché s’il y avait un brevet déposé quelque part dans le monde qu’on a trouvé ce concept et ces dépôts et que j’ai su que les Japonais, les Coréens et les Chinois en faisaient du papier peint, en faisaient des plaques de placo. Pour l’instant, ils n’en font pas de l’enduit, je ne sais pas pourquoi. Mais en tout cas, eux, ils utilisent ça de façon…

 

Kristine Jouaux : Oui ou peut-être certains en font, mais tu n’es pas encore au courant de leur existence ou quelque chose comme ça. Il y a cette possibilité aussi.

 

Delfine Huot : Ou en tout cas, il n’y a pas de brevet déposé parce que peut-être l’enduit, il n’y a pas à déposer le brevet. Ça, c’est moi qui m’y suis fait mon petit délire personnel. Mais, c’est vrai que ce n’est pas une matière inventée. C’est juste une association qui fait que…

 

Kristine Jouaux : Moi, j’ai envie de te poser comme question pour les personnes qui vont écouter ce podcast et qui seraient intéressés déjà par tes procédés. On a bien compris que dans un premier temps, tu proposes de partager ta découverte, le savoir, éventuellement faire des conférences auprès d’école architecture ou de qui voudra bien t’entendre et t’écouter. Mais est-ce que dans un deuxième temps, est-ce que tu serais prête à aller refaire l’enduit chez des thérapeutes qui pourraient être intéressés ? Est-ce que tu te déplaces ? Est-ce que tu organisais comme ça ou est-ce que c’est un peu trop tôt peut-être dans ta démarche ?

 

Delfine Huot : Non ! C’est le plan de l’année, on va dire, 2019, 2020.
Kristine Jouaux : C’est pour ça que je te pose la question parce qu’il semble que c’est ce qui est intéressant, c’est que non seulement tu partages tes connaissances, mais tu mets ta bonne volonté et tu es même à disposition des personnes intéressées.

 

Delfine Huot : Ah bien sûr ! C’est ce que j’expliquais tout à l’heure dans mon parcours, c’est que j’ai un besoin d’avoir les mains dans la matière encore, puis d’aller à la rencontre des gens. C’est ce qui me plaît. C’est ce qui fait moi quoi, le lien. Je suis le lien entre… Du coup bien évidemment, j’ai besoin de trouver des chantiers pour l’année prochaine. Et là jusqu’au mois de juin, je me concentre vraiment sur différent diplôme. J’ai beaucoup à étudier. Donc, c’est difficile, mais je suis allée faire un enduit de tadelakt, il y a trois semaines. J’avais des enduits d’argile pour un architecte sur Marseille au mois de décembre. J’ai des chantiers encore.

D’abord, j’en ai besoin pour vivre de toute façon. Puis, j’en ai besoin dans tous les sens du terme. Donc la zéolite, les enduits à la zéolite pour l’instant, à priori, il n’y a que moi qui le pose sur les murs. Après, même s’il y a une centaine de personnes ou des milliers de personnes qui le font, il n’y aura que moi qui le dépose comme moi je le dépose. Puis le voisin, il n’y aura que lui qui le posera comme lui il le déposera. On y met chacun notre sensibilité. Moi, je n’ai jamais cru à la concurrence dans quoi que ce soit. Il y a de la place pour tout le monde.

 

Kristine Jouaux : On est tous uniques. Nous sommes tous uniques.

 

Delfine Huot : On est tous uniques et notre énergie va parler à une personne et pas à son voisin et c’est ce qui est beau aussi.

 

Kristine Jouaux : Je suis tout à fait d’accord avec toi.

 

Delfine Huot : Du coup, je veux bien rebondir là-dessus parce que l’endroit qui me paraît extrêmement important et que pour l’instant j’ai quand même beaucoup de mal à mettre des mots, c’est sur le rapport informationnel qu’à cette matière. Mais comme tout, je suis extrêmement sensible à tout ça et à tout ce qu’on ne voit pas, à toutes ces informations qui sont disponibles autour de nous et qu’on perçoit quand on commence à aiguiser un petit peu notre sensibilité.

 

Kristine Jouaux : Absolument !

 

Delfine Huot : Donc, cette zéolite, pour moi, elle agit de cet ordre-là. C’est-à-dire le fait d’être dans un environnement avec un enduit, mais déjà avec l’argile, déjà avec les matières naturelles, c’est aussi ça qui se joue. C’est-à-dire qu’on est avec une matière vivante. Du coup, ce que j’ai découvert aussi en faisant les quatre conférences à l’IPSN, c’est qu’il n’y a qu’une façon spontanée. Du coup, ça m’a beaucoup intéressé et je me suis dit : « oui c’est ça que je cherche en fait. »

C’est que cette matière, elle nous permet de nous relier à notre énergie de vie, à notre source. Donc, un thérapeute n’est pas fatigué en fin de journée parce qu’il n’a pas eu à puiser dans son énergie. Il ajuste le canal. Donc, il y a tout un système d’information qui se passe. Le patient, il a moins de barrières. Il se laisse plus facilement aller. Du coup, il est plus relié à lui-même. Donc, tous les soins énergétiques sont moins interférés par d’autres choses. Là, il y a une espèce d’alchimie qui se passe.

 

Kristine Jouaux : …

 

Delfine Huot : Du coup pour reparler de cette histoire d’information, depuis le dernier cabinet que j’ai fait, je note, je mets des mots sur le mur avant de poser l’enduit. Je note des mots pour donner une information supplémentaire à l’enduit, des mots de lumière, des mots d’amour.

 

Kristine Jouaux : D’accord ! Très bien !

 

Delfine Huot : Une information, voilà. Ça, je le rajoute depuis peu, comme le fait d’utiliser de l’eau dynamisée aussi, le fait de parfois rajouter des huiles essentielles, le fait de parfois rajouter des élixirs floraux. Donc, ça amène des informations supplémentaires qui sont là, qui sont à disposition ou pas. Je crois qu’ils sont à disposition puis les personnes les perçoivent ou pas.

 

Kristine Jouaux : Là, on touche vraiment au domaine du quantique en fait parce que j’ai l’information.

 

Delfine Huot : Ouais ! Tout à fait ! C’est pour ça que j’ai du mal à mettre des mots parce que moi je ne suis pas une spécialiste de ça. J’en suis extrêmement sensible et je me rends compte à beaucoup de niveaux à quel point on est baigné là-dedans.

 

Kristine Jouaux : Oui bien sûr ! Bien entendu ! Un sujet passionnant ça aussi.

 

Delfine Huot : Ah oui ! Complètement passionnant.

 

Kristine Jouaux : Eh oui ! Complètement ! Je pourrais faire un lien d’ailleurs avec l’autre blog sur lequel je participe qui s’appelle énergie quantique. Et, je pense que je vais pouvoir poster ton intervention aussi sur ce blog qui est un blog participatif. Ça, c’est très intéressant.

 

Delfine Huot : Oui parce que je pense vraiment que ça agit à ce niveau-là, mais comme beaucoup de choses agissent sur ce niveau-là en fait. Tu vois, même dans ma formation de thérapeute, qu’est-ce qu’on fait si ce n’est être là à écouter et à redonner l’information de : vas-y vertèbre, remets-toi dans ton mouvement physiologique. Tu as tout. Tu peux le faire. Comme s’il y avait une information qui circule.

 

Kristine Jouaux : Bien sûr !

 

Delfine Huot : C’est ce qui se passe, donc beaucoup de choses, c’est passionnant.

 

Kristine Jouaux : C’est plus sain et passionnant. C’est sûr ! Je vois que tu es passionnée de toutes les manières. C’est super intéressant ! Merci beaucoup Delfine.

 

Delfine Huot : À bientôt !

 

Kristine Jouaux : À bientôt ! Au revoir Delfine.

 

Delfine Huot : Au revoir ! Belle journée !

 

Kristine Jouaux : Toi aussi ! Merci !

 

 

 

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